C'est une inquiétude qu'on entend souvent de la part de visiteurs anglophones avant de venir : est-ce que je vais me débrouiller sans parler français ? La réponse honnête : oui, largement, dans les zones où vous passerez l'essentiel de votre séjour, mais avec quelques nuances utiles à connaître avant d'arriver.

L'essentiel en bref
  • Zones touristiques (Vieux-Port, Panier, hôtels, musées) : l'anglais passe bien, sans souci pour l'essentiel du séjour.
  • Quartiers résidentiels et petits commerces : l'anglais est plus limité, surtout chez les plus de 40 ans.
  • Bonus local : beaucoup de Marseillais comprennent aussi un peu d'arabe ou d'italien, un atout pour les visiteurs non-anglophones.
  • Un mot à connaître : demandez "la carte", pas "le menu" — en français, "menu" désigne un prix fixe, pas la carte complète.
  • Filet de sécurité : Google Traduction (fonction appareil photo) règle la quasi-totalité des situations bloquantes.

Dans les zones touristiques, ça passe bien

Hôtels, restaurants, attractions touristiques, boutiques du Vieux-Port, de Cours Julien ou de la Canebière : le personnel qui travaille au contact des visiteurs parle généralement un anglais suffisant pour toutes les situations courantes, commander, réserver, demander son chemin. Ce n'est globalement pas un souci dans les lieux où un touriste passe le plus clair de son temps.

Les offices de tourisme, les billetteries des grands sites (Château d'If, Notre-Dame de la Garde, MuCEM) et la plupart des musées ont du personnel bilingue ou, au minimum, des documents et panneaux traduits en anglais. Les applications de VTC comme Uber ou Bolt fonctionnent aussi entièrement en anglais côté application, ce qui évite d'avoir à expliquer une destination à l'oral à un chauffeur.

Ailleurs, un peu moins

Soyons honnêtes : la France a globalement un niveau d'anglais plus faible que la plupart de ses voisins d'Europe du Nord, et Marseille ne fait pas exception une fois sortie des zones touristiques. Dans un petit commerce de quartier, chez un boulanger de quartier ou avec un chauffeur de taxi plus âgé, l'anglais peut être limité. Les moins de 40 ans s'en sortent en général nettement mieux, grâce à l'école et aux séries regardées en version originale.

C'est surtout vrai pour les démarches un peu plus formelles : une pharmacie, un médecin de garde, ou un guichet administratif. Rien d'infranchissable — le mime et le téléphone traducteur suffisent presque toujours — mais autant le savoir avant d'en avoir besoin plutôt que de le découvrir sur place, dans l'urgence.

Et si on ne parle ni français ni anglais ?

C'est une des spécificités de Marseille, souvent méconnue des visiteurs : ville portuaire méditerranéenne avec une longue histoire d'immigration (Italie, Maghreb, Comores, Arménie...), une bonne partie de sa population comprend ou parle un peu d'italien ou d'arabe, en plus du français. Un voyageur hispanophone ou italophone qui ne parle ni français ni anglais s'en sort parfois étonnamment bien dans certains quartiers, notamment autour du marché de Noailles ou à la Belle de Mai. Ce n'est pas garanti partout, mais ça vaut le coup de tenter sa langue maternelle avant de basculer sur les gestes.

Quelques mots de français qui aident vraiment

Pas besoin de parler couramment, mais quelques formules changent beaucoup la relation avec les gens : "Bonjour" en entrant quelque part (avant même la question, c'est presque une règle de politesse ici), "Merci", "S'il vous plaît", "L'addition, s'il vous plaît" au restaurant, et "Parlez-vous anglais ?" pour ouvrir la conversation plutôt que de partir directement en anglais. Ce petit effort est presque toujours accueilli avec un sourire, et souvent avec plus de gentillesse en retour.

Quelques mots en plus, faciles à retenir : "Excusez-moi" pour interpeller poliment, "Où est... ?" suivi du lieu cherché, et "Combien ça coûte ?" pour demander un prix. Et un vrai piège de traduction à connaître avant d'arriver au restaurant : en français, "le menu" désigne une formule à prix fixe (entrée-plat ou plat-dessert), pas la carte complète des plats. Pour voir tout ce qui est proposé, demandez "la carte" — sinon, le serveur ne vous montrera que la formule du jour.

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Google Traduction, avec la fonction appareil photo pour lire un menu ou une pancarte, résout la quasi-totalité des situations. Beaucoup de menus dans les zones touristiques existent aussi directement en anglais, parfois même en plusieurs langues. Et en dernier recours, le langage universel du sourire et des gestes fonctionne toujours étonnamment bien, on l'a vu marcher plus d'une fois avec des amis en visite.

Un dernier réflexe qui change tout au quotidien : montrez l'adresse écrite sur votre téléphone plutôt que d'essayer de la prononcer. Les noms de rues marseillaises (Endoume, Roucas-Blanc, la Plaine) sont souvent difficiles à deviner phonétiquement pour un non-francophone, et un chauffeur ou un passant comprendra en une seconde ce qu'une phrase entière n'aurait pas réussi à faire passer.

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Questions fréquentes sur l'anglais à Marseille

Peut-on voyager à Marseille sans parler français ?

Oui, sans problème dans les zones touristiques (Vieux-Port, Panier, restaurants, hôtels, offices de tourisme, musées), où le personnel parle généralement un anglais suffisant. Quelques mots de français aident néanmoins beaucoup au quotidien.

Les jeunes parlent-ils mieux anglais que les personnes âgées à Marseille ?

En général oui : les moins de 40 ans ont une bien meilleure maîtrise de l'anglais, notamment grâce à l'école et aux séries en VO. Au-delà, le niveau est plus variable, surtout hors des métiers en contact direct avec les touristes.

Quelles applications utiliser pour communiquer si on ne parle pas français ?

Google Traduction (avec l'appareil photo pour traduire un menu ou une pancarte) fonctionne très bien et suffit largement pour la quasi-totalité des situations du quotidien.

Le personnel est-il aimable avec les visiteurs qui ne parlent pas français ?

En général oui, et souvent plus chaleureux que la réputation parisienne du service en France ne le laisse craindre. Marseille a une culture d'accueil assez directe : on tutoie vite, on plaisante facilement, et un visiteur qui tente deux mots de français, même mal prononcés, est presque toujours récompensé par un sourire plutôt qu'une remarque.

Les Marseillais parlent-ils d'autres langues que le français et l'anglais ?

C'est une des spécificités de la ville : héritage de son histoire de port méditerranéen et de son immigration, beaucoup de Marseillais comprennent ou parlent un peu d'arabe, d'italien, voire d'espagnol. Un visiteur hispanophone ou italophone qui ne parle ni français ni anglais se débrouille parfois mieux qu'on ne l'imagine, surtout dans les quartiers populaires comme Noailles ou la Belle de Mai.